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C’est inscrit… dans notre ADN

sieste inscrite ADN« Tous les animaux ont un sommeil multiphasique. L’être humain est la seule espèce qui essaie d’assouvir son besoin de sommeil en une seule phase, ce qui n’a pas toujours été le cas », précise Sara Mednick (Docteur en psychologie à Harvard, spécialiste du sommeil) dans son livre Take a Nap ! (Faites la sieste !). L’homme, aujourd’hui, semble donc être le seul à concentrer son crédit sommeil en une fois par jour, si nous excluons ceux qui « doivent » faire la sieste : bébés, jeunes enfants et personnes âgées. On peut alors se demander s’il est vraiment naturel de ne dormir qu’une fois en 24 heures !?…

 
En Allemagne, à l’Institut Max-Planck, une étude a été déterminante pour nos connaissances sur le sommeil.

Cette étude sera renouvelée à Boston, à l’Institut de Physiologie Circadienne et corroborera les conclusions de la première. Des volontaires étaient isolés pendant plusieurs semaines du monde extérieur, du jour et de la nuit, de façon à ce qu’ils adoptent leur propre rythme.
Parmi les différents résultats, on peut noter que tous suivent un cycle régulier s’étendant de 17 à 36 heures ; mais ce qui nous intéresse surtout, c’est que tous maintiennent deux phases de sommeil : une longue (correspondant à la nuit) et une courte située à l’opposé dans le cycle, du milieu de la longue phase de sommeil (voir shéma ci-joint sur l’heure du pic de somnolence et donc du pic de fatigue au travail).

 
Shéma pic de somnolenceCela signifie que, notre cycle étant de 24 heures, notre besoin de sommeil court (sieste) survient environ 12 heures après le milieu de la nuit et ce, même si l’on n’a pas déjeuné. Il est certain qu’un repas lourd et arrosé accentuera le phénomène. Donc si je me couche à 23h15 et me lève à 6h30mn (durée moyenne de sommeil des français) mon coup de barre se fera sentir aux alentours de 15h00.
 

En ne répondant pas à cet appel, comme la très grande majorité des salariés ou étudiants, on peut tout simplement dire que l’on fait abstraction d’un besoin primaire, d’un besoin physiologique.
Nous payons donc, au travers de différentes manifestations plus ou moins visibles et graves notre manque de sommeil quotidien.

Lire aussi : « les français manquent de sommeil ».

 

Somnolence au bureau

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